La création monétaire

Introduction

D’où vient le crédit ? Pensez vous que lorsqu’on vous prête de l’argent, il faut que quelqu’un d’autre aie déposé de l’argent, comme lorsque vous prêté de l’argent à un ami, l’argent du prêté vient du prêteur ? Non, c’est faux.

Les banques doivent respecter des ratios financiers nommés ratios de Bâle 2. Le ratio de bâle 2 stipule que les fonds propres d’une banque doivent être strictement supérieurs à 8% des risques de crédit. Autrement dit, si une banque a 1 250€ de crédit, il lui suffit d’avoir 1 250*8% = 100€ au minimum en caisse.

Lorsque vous déposez par exemple 1 000€ sur un compte, une banque peut prêter avec 10 000€(puisque 1 000€/10 000€ = 10% > 8% de Bâle 2). Comment fais t-elle pour prêter 10 000€ avec 1 000€ ? Elle écrit simplement deux lignes sur le compte de l’emprunter : +10 000€ sur le compte du porteur et – 10 000€ pour la ligne d’emprunt.

Le problème, c’est que si on créait à chaque emprunt de l’argent, il y aurait au final une inflation monstrueuse. En fait, il n’en est rien, car lorsque l’emprunter rembourse, le capital remboursé est ôté de la ligne d’emprunt. En clair, on fait apparaître comme par magie de l’argent au moment de l’emprunt, et l’argent remboursé à la banque disparait. Ainsi, la masse monétaire reste constante.

A quoi ça sert ?

L’économie a d’énormes besoins financiers. Les sommes épargnées ne suffisent pas à financer toutes les constructions neuves, les travaux de BTP géant, les besoins de financement de la dette des Etats, les centrales nucléaires… La création monétaire permet donc de financer tout cela. En soit, ce n’est pas mauvais car cela permet de financer des investissements et donc de créer de l’emploi et de la croissance. Mais en cas de coup dur, les encours des crédits pouvant être bien supérieurs au montant des capitaux propres des banques, toute faillite peut entrainer des faillites en chaine, un peu comme un château de carte qui s’effondre.

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