Définition krach boursier

Introduction

Le prix d’une action dépend à la base de sa la valeur intrinsèque d’une action (performances de l’entreprise, politique commerciale et financière actuelle, perspectives de croissance…).

Par exemple (pour faire simple), imaginons que l’EPR moyen sur un secteur d’activité soit de 15. Une entreprise proposant habituellement un dividende de 10€ devra être valoir 10€*15 = 150€. Pour que le prix d’une action double, il faudra que les dividendes doublent. C’est logique.

Mais comme tout produit, une action s’achète et se vend, et son prix est donc influencé par la loi de l’offre et de la demande. Si une action est fortement demandée, son prix augmentera et vice et versa.

Lorsqu’une action est très demandée, on peut aboutir à une bulle boursière.

Mais comme le dit le proverbe, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Une bulle (boursière, immobilière…) n’est jamais éternelle. La fin d’une bulle emmène généralement un krach boursier

Explications

En effet, la bulle boursière repose essentiellement (exclusivement) sur la confiance. La confiance des investisseurs sur la hausse éternelle de la valeur boursière. Dès que la confiance stoppe (lorsque beaucoup d’investisseurs souhaitent retirer leurs bénéfices, lorsqu’on se pose des questions sur la valeur réelle de l’entreprise), un mouvement de panique vient souvent aussi vite que le mouvement d’euphorie précédent la bulle, un mouvement qui s’amplifiera. En effet, une fois que le prix baissera, de nombreuses personnes vendront avant qu’il ne soit trop tard, amplifiant ainsi la baisse en augmentant l’offre par rapport à la demande.

Des effets impressionnants

Un krach boursier peut être violent : certaines entreprises ont perdu jusque 95% voire 99% de leur valeur, notamment les valeurs Internet après la bulle Internet. Entre 2000 et 2003, le CAC 40 est passé de près de 7000 à 2 300, soit une baisse de près de 70% de la valeur des actions. De la même manière qu’une bulle amène vers des sommets irrationalles, un krach peut emmener les actions à des valeurs intrinsèquements trop basses. Ainsi, le groupe PSA (Peugeot) était valorisé moins que ses actifs (la valeur des usines des machines…) qu’elle possédait, une situation qui n’arrive en général qu’aux entreprises sur le point du dépôt de bilan alors que ce n’était pas du tout le cas de PSA.

Une grande baisse emmenera de nombreux investisseurs à acheter des actions, ce qui pourra amorcer une reprise et une nouvelle bulle…

Conséquences des krach

Outre la ruine des investisseurs revendant leurs actions au plus bas, un krach boursier entraine une méfiance généralisée des milieux financiers, donc moins de prêt, donc moins d’investissements, donc moins d’emplois, donc moins de consommation et cetera.

En 1929, la grande dépression a fait diminué de 30% la PIB des grandes nations industrialisées, instauré le grand retour des soupes populaires et de la misère, et a été le berceau de l’essor des partis d’extrême droite ayant notamment permis l’ascension d’Hitler…

Plus proche de nous, la crise de 2009 a entraîner la destruction de près d’un million d’emplois en un an… ce qui pose de gros problèmes économiques et sociaux.

Lecture complémentaire: Bulle boursière.