Les vagues d'Elliott

Le principe des vagues d'Elliott est un concept d’analyse technique proposé par un comptable de formation dénommé Ralph Nelson Elliott (1871/1948). Sa méthode est inspirée par Charles Dow, duquel il reprit en partie ses recherches sur le cycle des cours et Leonardo Fibonnacci, le mathématicien italien très connu pour sa « suite » (1-1-2-3-5-8-13-21-34… où chaque nombre est la somme des deux précédents: 21=13+8; 34=21+13...) auquel il emprunta sa théorie sur le nombre d'or.

Elliot pense que l’évolution des cours n’est pas désordonnée et que ses cycles de hausse et de baisse peuvent être modélisés. Le point de départ de cette théorie est que l'évolution des marchés se fait par une série de vagues successives, et ce, quelle que soit l'échelle d'observation de ce marché (de la minute au très long terme).

vagues-d-elliott.jpg" alt="Vagues d'Elliott"/>

1er élément des vagues d'Elliott

Le mouvement complet est composé de 5 vagues. 3 de ces vagues sont dans la direction du mouvement, et deux vagues sont dans la direction contraire. La première, troisième, et cinquième vagues représentent la forme impulsive, la seconde et quatrième vagues la forme corrective.

2ème élément des vagues d'Elliott

Les cinq vagues d'une dimension deviennent une seule vague d'une dimension d'un degré supérieur. A contrario, une seule vague d'une dimension est composée de 5 sous-vagues d'une dimension d'un degré inférieur.

3ème élément des vagues d'Elliott

Chaque vague impulsive (1-3-5) est composée de 5 sous-vagues, alors que chaque vague corrective (2-4) est composée de 3 sous-vagues.

vagues-d-elliott.jpg" alt="Vagues d'Elliott"/>

Elliott énonce des règles précises concernant la personnalité, la forme et la taille des différentes vagues, à savoir : La vague 2 peut corriger jusqu'à 100% la vague 1 mais ne peut en aucun cas, aller au-dessous de celle-ci. Il faut alors faire un nouveau comptage. La vague 3 n'est jamais la vague la plus courte. Si elle est plus petite, que la vague 1, alors la vague 5 sera encore plus petite que la 3. Cela ne souffre d'aucune exception. La vague 4 ne peut jamais descendre plus bas que le sommet de la vague 1.

L’explication de cette infinité de sous-vagues sera expliquée et justifiée par Robert Prechter comme étant la résultante de la psychologie

Différentes vagues, par Wikipedia

La vague 1

Les vagues 1 sont difficiles à reconnaître puisqu'elles peuvent être interprétées comme de simples corrections faisant partie du précédent marché. Elles sont généralement très courtes et rapide. Il arrive fréquemment qu'on ne puisse décomposer la vague 1 qu'en trois vagues et non en 5. Cette vague est la vague des « astucieux » selon la théorie de Dow qui considérait que ceux-ci avaient accès à des informations avant les autres. On peut aussi dire que c'est la vague des contrariants qui achètent quand le marché baisse et vendent quand il monte.

La vague 2

Elle corrige généralement la première vague de façon considérable et entraînent souvent à penser que le mouvement précédent n'est pas encore terminé (fin de vague C). Des vagues 2 qui corrigent totalement les vagues 1 ne sont pas choses rares : on observe alors une configuration en double bottom s'il s'agit d'un mouvement haussier ou en double top dans le cas d'un mouvement baissier.

La vague 3

C'est la vague des « suiveurs ». Elle est la principale vague du mouvement. Une règle élémentaire à retenir concernant ce type de vague est qu'elle n'est jamais la plus courte parmi les vagues d'impulsion que sont les vagues 1, 3 et 5. Ce sont des vagues qui connaissent généralement des extensions et qui sont accompagnés de très forts volumes.

La vague 4

C'est une vague beaucoup moins violente que la vague 2. Elle vient consolider le marché. Selon le principe d'alternance, cette vague est donc souvent complexe : structure en plusieurs vagues et souvent en triangle. Une règle à retenir : une vague 4 ne cassera jamais le niveau atteint par le marché en fin de vague 1.

La vague 5

C'est la vague des petits porteurs. Elle est généralement peu dynamique mais elle dure assez longtemps. C'est la dernière phase d'un mouvement : la fin de l'euphorie pour les mouvements haussiers et du désespoir pour les mouvements baissiers. En fin de vague 5, on constate une baisse des volumes et parfois une vague 5 qui ne dépasse pas le top ou le bottom (selon que le marché est haussier ou baissier) de la vague 3.

La vague A

Elles sont parfois considérées comme des corrections techniques et non comme le début de la fin du mouvement.

La vague B

Elles retrouvent parfois le top (cas d'un mouvement haussier) de la vague 5 pour former un double-top.

La vague C

Elles viennent fermer la séquence de huit vagues de la théorie d'Elliott. Ce sont des vagues qui ressemblent aux vagues 3 en ampleur. Leurs similitudes conduisent d'ailleurs à de fréquentes confusions : est-on dans un marché véritablement baissier ou dans une simple phase de correction ?

Conclusion

La théorie d’Elliott apporte une lumière sur l’évolution des cours d’une valeur et donne des renseignements à l’investisseur. Mais elles sont différemment représentées selon les cours et peuvent donner lieu à de fausses interprétations : le changement de tendance pouvant être simplement être interprété comme une correction. Vous pourrez compléter votre analyse avec d’autres techniques et surtout, compter sur votre expérience, qui reste votre meilleure alliée.